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Grand Prix de Hongrie | Pas le temps de niaiser!

Grand Prix de Hongrie | Pas le temps de niaiser!

Pour un deuxième Grand Prix d’affilée, Lewis Hamilton a survolé les débats pendant tout le week-end, montrant ainsi clairement qu’il voulait égaler, voire battre, les records de Michael Schumacher au plus sacrant, comme on dit en québécois. Pas le temps de niaiser !

Sa victoire en Hongrie était sa 86e en carrière et il ne lui en manque que cinq pour égaler le Baron rouge. À ce rythme, on voit mal ce qui pourrait l’en empêcher : à 35 ans bien sonnés, il n’a rien perdu de sa motivation ni de sa rapidité. Son tour de qualification sous la pluie en Autriche, la semaine dernière, appartient déjà à la légende.

Le sextuple champion du monde pourrait, du même coup, égaler un autre record de Schumacher avec une septième couronne. Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud et Hamilton le sait très bien : en F1, une saison glorieuse peut être suivie d’une saison de misère si l’écurie a loupé sa voiture. Regardez Ferrari…

Depuis 2014 et l’avènement des motorisations hybrides, Mercedes est certes imbattable mais tous les cycles ont une fin. McLaren a été l’équipe des années 80, Williams celle des années 90 et Ferrari celle des années 2000. La deuxième décennie du XXIe siècle a été l’affaire de deux écuries : Red Bull d’abord, puis Mercedes.

Si nul ne peut prédire l’avenir, les planètes semblent, encore une fois, parfaitement alignées pour Lewis Hamilton cette année. S’il fallait que Mercedes rate sa monoplace en 2021, le Britannique serait néanmoins assuré de passer à l’histoire avec sept championnats (ex-aequo avec Schumi) et le plus grand nombre de victoires en F1. Dans le contexte actuel, ces objectifs sont tout à fait réalistes, d’autant plus que la Mercedes semble encore meilleure cette année.

Ceux et celles qui n’en peuvent plus de la domination de l’écurie allemande devraient plutôt regarder le verre à moitié plein : les fans de F1 ont le privilège, en ce moment, d’assister à un moment historique et de voir un des plus grands pilotes de tous les temps. Le quinquagénaire qui écrit ces lignes a connu Niki Lauda, Gilles et Jacques Villeneuve, Nelson Piquet, Nigel Mansell et surtout, Prost et Senna; cela ne m’empêche pas de savourer chaque moment de grâce de Lewis Hamilton.

La surprise Stroll

À chaque année, les magazines spécialisés, français et britanniques, publient un spécial F1 qui se veut une sorte de guide pour la prochaine saison, avec une analyse de chaque écurie, chaque pilote, chaque circuit...

Et, disons-le, mes collègues européens n’étaient guère optimistes à propos de Lance Stroll. Le pilote montréalais traîne non seulement l’étiquette peu enviable de fils-à-papa, mais il a été littéralement laminé par son coéquipier la saison dernière. Bien sûr, Sergio Perez n’est pas un pied de céleri; mais ce n’est pas Lewis Hamilton non plus.

Dans son Guide F1, le magazine français Sport-Auto n’y allait pas avec le dos de la main morte : « La question est toujours la même. À quel point Lance Stroll a-t-il envie d’être là, au départ des grands prix ? » Ouch !

AutoHebdo, une autre référence du côté français, y allait plus délicatement: « Le Canadien reste un pilote au potentiel difficile à cerner (…) et la comparaison avec son voisin de garage se révèle assez désavantageuse. » Plus nuancé, mais pas plus flatteur.

Sport-Auto en rajoutait une couche : « Le plus inquiétant, c’est que Stroll semble ne pas avoir une très grande marge de progression. » Et je vous épargne les commentaires des Britanniques, encore plus sévères et/ou cyniques.

Il n’y a qu’une façon de faire taire ses détracteurs : avec des résultats. Lance Stroll, qui est bilingue, a sans doute lu, vu et entendu ce qu’on disait de lui. Est-ce cela qui l’a réveillé ? Ou une bonne conversation père-fils ? En dehors du clan Stroll, personne ne connaît la réponse. Mais le jeune homme, lui, a répondu par la bouche de ses canons : lors des deux dernières courses, il a été tout simplement brillant. Rapide en qualifs et en course, plus constant et visiblement plus confiant, il a non seulement montré qu’il méritait d’être en F1, mais qu’il pouvait exploiter le potentiel d’une bonne monture.

Sergio Perez peut déjà préparer ses valises : Vettel va prendre sa place, pas celle de fiston Stroll. Oui, je sais, la F1 est un univers impitoyable; mais ne vous inquiétez pas pour lui. Perez est non seulement un pilote rapide et fiable, mais il est appuyé de généreux commanditaires, dont son richissime compatriote Carlos Slim. Perez aura un volant en 2021, c’est sûr. Chez Haas ou Alfa Romeo, dit-on; mais pourquoi pas chez Red Bull, où Albon ne répond pas aux attentes ?

On jase…

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