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Grand Prix de Toscane | Retour à la réalité

Grand Prix de Toscane | Retour à la réalitéPhoto: 98.5 Sports

Pour un deuxième Grand Prix en autant de semaines en sol italien, il y a eu des surprises. À Monza, la semaine dernière, on a eu droit à un drapeau rouge, deux départs et un podium totalement imprévisible - sauf pour un parieur finlandais que ne doit pas encore croire ce qui lui est arrivé… 

Sur le superbe – vraiment! – circuit du Mugello, il n’y a pas eu un, mais deux drapeaux rouges! Un, c’est déjà peu fréquent, mais deux, c’est rarissime. Et dans ce chaos, Lewis Hamilton est demeuré imperturbable, profitant même de l’occasion pour devenir le deuxième pilote de l’histoire de la Formule 1 à atteindre le cap des 90 victoires. Il ne lui en manque qu’une pour égaler Michael Schumacher et à moins d’un «Act of God», Hamilton sera le nouveau détenteur du record d’ici peu.

De ce tumulte émergea, malgré tout, un podium plus conforme à la réalité, les deux pilotes Mercedes terminant devant un pilote Red Bull. Mais pas celui auquel on est habitué: Alex Albon a enfin su exploiter le potentiel de sa monture, compensant ainsi pour l’abandon prématuré de son coéquipier Max Verstappen. Par le fait même, le pilote britanno thaïlandais a peut-être sauvé son volant. Dire qu’il constitue une déception est un euphémisme; il n’a été d’aucune utilité cette saison. Ni pour son coéquipier, ni pour Red Bull, devenue «une équipe à une seule voiture» selon l’ex-champion du monde Jenson Button, commentateur à Sky TV. Ouch!

Et comment s’est passé ce 1000e Grand Prix de la Scuderia Ferrari devant son public, sur un circuit qui lui appartient? Aussi bien que la 100e saison du Canadien, mauvais souvenir s’il en est un pour les amateurs de hockey montréalais. Leclerc a terminé 8e et Vettel, 10e. Sur 12 voitures. La langue italienne a un mot pour ça: fiasco.

Mark Thompson / Getty Images

Source: Mark Thompson / Getty Images

Racing Point: une autre occasion ratée

Derrière, Daniel Ricciardo a montré, une fois de plus, qu’il appartenait au Top 5 de la F1 en terminant au pied du podium. Sa combativité lui a d’ailleurs valu d’être élu Pilote du jour par les amateurs. Sergio Perez a terminé derrière l’Australien, sauvant ainsi les meubles pour l’écurie Racing Point, qui a encore raté une belle occasion.

La semaine dernière, Lance Stroll aurait pu - et même dû - gagner à Monza s’il n’avait pas raté ses deux départs (surtout le second, en première ligne); au Mugello, sa course s’est terminée par une sortie de route, alors qu’un second podium d’affilée était à portée. À sa décharge, le pilote montréalais semble n’y être pour rien: il pourrait avoir frappé un débris qui aurait endommagé un de ses pneus.

Il n’en demeure pas moins que l’écurie canado-britannique aurait pu facilement doubler sa récolte de points lors des deux manches italiennes. Lawrence Stroll le sait très bien et quand on sait combien il est exigeant, on se doute qu’il y a dû avoir des debriefings houleux ces dernières semaines.

Bryn Lennon / Getty Images

Source: Bryn Lennon / Getty Images

Hamilton en chiffres

Vous aimez ça, les chiffres? Ceux de Lewis Hamilton donnent le vertige: 95 poles positions, 90 victoires, six championnats du monde (bientôt sept, de toute évidence). Ajoutez à cela qu’il a signé le tour le plus rapide en course (qui s’accompagne maintenant d’un point boni) à 51 reprises, ce qui le place au second rang derrière Schumacher (77). Ce record sera peut-être plus difficile à battre, mais il n’est pas hors de portée non plus.

Ses dénigreurs chantent toujours la même chanson: «on sait bien, il conduit une Mercedes!». Ces pisse-vinaigre oublient une chose: les plus grands ont rarement conduit des tracteurs. Peu importe l’époque, Fangio, Clark, Stewart, Prost, Senna, Schumacher ont toujours su choisir la bonne équipe au bon moment.

Si Stirling Moss avait eu le même flair que Fangio, il ne serait pas passé à l’Histoire comme «le champion sans couronne». Idem pour Emerson Fittipaldi et Jacques Villeneuve, qui auraient eu un ou deux titres de plus s’ils n’avaient pas choisi de démarrer leur propre écurie. Cela vaut aussi pour Fernando Alonso, qui a gaspillé ses quatre dernières saisons de F1 chez McLaren.

Ces mêmes gérants d’estrades oublient aussi que Hamilton a gagné des courses même lorsqu’il n’avait pas la meilleure voiture – ce qui était le cas lors de ses quatre dernières saisons chez McLaren (2009 à 2012). Statistique encore plus éloquente: Lewis Hamilton a gagné au moins une course à chaque saison depuis qu’il est en F1, soit depuis 2007.

N’oublions pas, par ailleurs, qu’il y a un autre pilote qui dispose exactement de la même voiture et il est plutôt, disons, évanescent…

«Haters are gonna hate», comme on dit sur les réseaux sociaux, mais Hamilton est un des plus grands. Point.

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