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Grand Prix de l’Eifel | La crème remonte toujours à la surface

Grand Prix de l’Eifel | La crème remonte toujours à la surfacePhoto: Cogeco Média

De ce Grand Prix de l’Eifel, qui marquait le retour de la Formule 1 sur le circuit allemand du Nürburgring, on retiendra bien sûr que Lewis Hamilton a égalé un record qu’on disait inégalable. Mais, on gardera en tête que la hiérarchie a, pour une fois, été respectée : les trois meilleurs pilotes du moment sont montés sur le podium avec, dans l’ordre, Hamilton, Max Verstappen et Daniel Ricciardo. 

La qualité de la monture jouant un rôle prépondérant en F1, ce ne sont pas toujours les plus méritants ni les plus talentueux, qui se retrouvent à l’avant. Toutefois, on peut dire que c’est le cas pour ce GP de l’Eifel. Comme quoi la crème finit toujours par remonter à la surface.

Derrière ce trio composé de pilotes faisant incontestablement partie de la « liste A », on retrouve Sergio Pérez (4e) et Carlos Sainz (5e), deux gros travailleurs qui, sans être des surdoués, compensent par leur régularité qui leur permet de récolter de précieux points à chaque course. N’oublions qu’en F1, chaque point se traduit par des millions de dollars.

AP - Sergio Pérez, au volant de sa voiture (Racing Point) lors du GP de l'Eifel

Source: AP - Sergio Pérez, au volant de sa voiture (Racing Point) lors du GP de l'Eifel

Red Bull, par exemple, bénéficierait grandement d’avoir un Sainz ou un Pérez dans sa seconde voiture, au lieu du misérable Albon, LA déception de l’année. Comme l’a dit l’ex-champion du monde Jenson Button de façon brutalement honnête, Red Bull est une écurie à une seule voiture, ce qui l’empêche de menacer Mercedes au Championnat des constructeurs.

L’équipe autrichienne a laissé filer Sainz, qui faisait partie de sa filière. Christian Horner et Helmut Marko ne l’admettront jamais, mais ils doivent s’en mordre les doigts. Ils ont cependant une solution de remplacement qui leur est offerte sur un plateau d’argent : Sergio Pérez, un pilote rapide, expérimenté, fiable et doté d’un solide bagage technique. Non seulement le Mexicain a tous les outils qui manquent à Albon, mais il vient aussi avec une valise remplie de dollars, gracieuseté de son généreux commanditaire – Telmex, propriété du richissime Carlos Slim, qui figure régulièrement dans le Top 10 des grandes fortunes mondiales compilé par le magazine Forbes.

Je veux bien croire qu’Albon est à moitié Thaïlandais et que Red Bull peut vendre beaucoup de cannettes en Asie du Sud-Est, mais l’immense marché latino-américain est loin d’être négligeable… Et puis, un influx de capitaux, gracieuseté de Telmex, permettrait justement à Red Bull de garder son moteur Honda en rachetant sa structure F1. Ce faisant, Red Bull réglerait ses deux principaux problèmes, ce qui l’aiderait du même coup à rassurer son pilier, Max Verstappen, très affecté par le retrait de Honda. Bref, toute est dans toute, comme disait le poète.

2021 : la valse des pilotes

Nico Hülkenberg en est un autre qui pourrait grandement aider quelques équipes. Personne ne doute qu’il ferait mieux qu’Albon, mais si Red Bull décide de joueur à la chaise musicale avec ses deux écuries, en ramenant Pierre Gasly pour retourner Albon chez Alpha Tauri, ou encore si les pourparlers – confirmés – avec Pérez se concrétisent, l’Allemand serait accueilli à bras ouverts chez Haas ou Alfa Romeo. 

Chose certaine, ses deux piges avec Racing Point ont non seulement été convaincantes, mais elles ont sans doute sauvé sa carrière.

Au GP de l’Eifel, les nombreux abandons ont par ailleurs permis à Romain Grosjean (9e) et Antonio Giovinazzi (10e) de marquer de précieux ($) points pour leurs équipes respectives (Haas et Alfa Romeo), qui croupissent en fond de grille cette saison. Ces deux pilotes feraient bien de les savourer, car ils ne seront visiblement pas de retour l’an prochain. Résigné, Grosjean a d’ailleurs clairement signifié son intérêt pour des projets hors F1, notamment les courses d’endurance, avec le retour de Peugeot dans le championnat WRC (et aux 24 Heures du Mans).

Du côté d’Alfa Romeo, il semble également acquis que Giovinazzi, après deux saisons peu glorieuses, ne sera pas de retour. Le statut de son coéquipier Kimi Raikkonen, nouveau recordman de la F1 pour le plus grand nombre de départ, n’est pas clair non plus : le Finlandais aura 41 ans dans les prochains jours et le spectre de la saison de trop se profile à l’horizon…

Pourquoi parler de ces deux écuries? Parce qu’on se bouscule au portillon, malgré leur position peu enviable au championnat des constructeurs. Pérez n’a toujours pas de volant, Hulkenberg non plus. Et l’Académie Ferrari, filière de développement de la Scuderia, a trois poulains qui semblent mûrs pour la F1 : Mick Schumacher, Robert Shwartzman et Callum Ilott. 

Devinez qui fournit des moteurs à ces deux écuries ? Eh oui, Ferrari.

Tout est dans tout.

AP - Le pilote Lewis Hamilton, au terme de la course au GP de l'Eifel, dimanche.

Source: AP - Le pilote Lewis Hamilton, au terme de la course au GP de l'Eifel, dimanche.

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