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Régis Lévesque (1935-2020) | «Il a tellement fait pour la boxe» -Michel Beaudry

Régis Lévesque (1935-2020) | «Il a tellement fait pour la boxe» -Michel BeaudryPC Archives
Régis Lévesque en 2007
Entretien avec Michel Beaudry qui nous raconte ses souvenirs de Régis Lévesque

21:17

«Avec le décès de Régis Lévesque on tourne une page d'histoire de la boxe au Québec» - Yvon Michel

17:15

Promoteur incontournable de la boxe québécoise dans les années 1960, 1970 et 1980, Régis Lévesque a été bien plus qu’une figure emblématique. Il fut un personnage plus grand que nature.

Au micro de Mario Langlois, Michel Beaudry, qui imite le disparu comme pas un, est venu parler longuement des derniers mois vécus par l’ex-promoteur.

« On le voyait venir. J’ai parlé souvent avec Annie (sa fille). J’ai parlé aussi avec Régis en juillet. Régis était un gars habitué à l’adversité. Quand on lui a appris l’hiver dernier qu’il avait le cancer de la langue, c’est comme s’il s’était dit : « O.K., je suis rendu là. »

« Il connaissait ses torts, ses défauts, la cigarette, le café exagéré… Mais je ne l’ai jamais vu avoir peur. Et quand je l’ai vu en juillet, il était très amaigri, pas en forme, mais toujours avec sa belle énergie, sa belle force de caractère. »

Beaudry souligne le concours de la fille du promoteur qui a égayé les derniers mois de son père. Elle l’a même rapprochée de sa famille. Régis Lévesque a renoué avec son ancien beau-père, âgé de 95 ans, et de son ex-femme…

« C’était un personnage qui écrivait son histoire. Il était très brillant. Il décidait de ce qu’il allait vivre. Il décidait comment il allait le vivre. Il n’a jamais surexploité personne. Il n’a jamais fourré personne dans le système. Et il travaillait dans un milieu qui est dangereux, pas facile, compliqué. »

Joueur invétéré, Régis Lévesque, qui avait 85 ans, a perdu des sommes colossales aux courses. 

« S’il a tout perdu, c’est de sa faute et il l’avouait lui-même. Il n’a jamais blâmé personne d’autre que lui. »

Michel Beaudry admet que l’ancien promoteur n’était pas toujours facile à gérer, surtout dans ses dernières années professionnelles, quand il a travaillé pour un promoteur plus jeune que lui, Yvon Michel.

« Yvon l’engageait, et à un moment donné, quand ils n’étaient pas d’accord, publiquement, Régis plantait Yvon… »

Sur cet aspect, Yvon Michel, qui voyait Régis Lévesque comme un Don King québécois quand il était jeune, assure qu’il ne lui en veut pas.

« Parfois, il était dur à mon égard dans les médias et dans son livre. Des fois, il m’avertissait à l’avance : Tu sais, Yvon, il faut que je dise des choses, sinon, personne ne va parler de moi. » J’étais un peu sa cible de prédilection, mais ça ne m’a pas empêché, jamais, de l’apprécier et de le respecter.

« J’ai passé de superbes moments avec Régis Lévesque. Des moments inoubliables. Surtout dans les premières années qu’on a fait de la boxe professionnelle avec InterBox, il était un bon parrain.

« Quand j’étais nerveux, quand je trouvais que ça n’allait pas assez vite à mon goût, que c’était compliqué, il avait le don de me calmer. C’est une page d’histoire qui vient de se tourner avec son départ. »

Apport colossal

Cela dit, si Régis Lévesque pouvait être imprévisible, il ne faut pas minimiser l’apport phénoménal qu’il a apporté à la boxe locale au Québec.

« Ce n’est pas Régis qui a abandonné la boxe. La boxe l’a abandonné », note Michel Beaudry.

« Je comprends que Régis s’est emprisonné dans l’ancienne époque. Mais il a tellement fait! Il a tellement fait pour la boxe. »

Fabi la nuit
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