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Grand Prix de Turquie | Hamilton plus que parfait

Grand Prix de Turquie | Hamilton plus que parfait

Pour une fois, il n’y avait aucune Mercedes sur les deux premières lignes de départ. Mieux encore, comme lors des qualifications la veille, il avait de nouveau plu en matinée et le départ allait être donné sur une piste mouillée. Tous les ingrédients étaient réunis pour une course avec rebondissements. Et peut-être même un improbable vainqueur : Stroll, Pérez ou encore Albon…

Le vainqueur n’est pas un de ceux-là, mais il n’a pas été non plus celui qu’on attendait. Du moins, pas pour ce Grand Prix. Même si Lance Stroll avait obtenu une superbe pole position la veille – sa première en carrière -, c’est celui qui partait à côté de lui en première ligne qui faisait office de favori : Max Verstappen est un surdoué et il a, par le passé, fait l’étalage de sa maestria sous la pluie. Et pourtant, c’est encore Lewis Hamilton qui a gagné. Pourquoi ? Parce qu’il est le meilleur, tout simplement.

Évidemment, ses dénigreurs, haters et autres négationnistes, aveuglés par leur mauvaise foi (et jamais à court d’imagination), trouveront une nouvelle façon de minimiser son exploit. Leur rengaine habituelle n’a beau pas tenir la route, ils la servent à chaque fois et vont encore la répéter : « il conduit une Mercedes, n’importe qui gagnerait dans cette voiture ». Mais, ils se gardent bien d’oublier que les plus grands, de Fangio à Schumacher, n’ont pas gagné de championnats avec des montures de milieu de grille; tout comme ils oublient de mentionner que Lewis Hamilton lamine son coéquipier, Valtteri Bottas, saison après saison. En Turquie, il a même terminé avec un tour d’avance sur lui !

Encore une fois, il y avait lui, et les autres. Ils ont été plusieurs à briller pendant cette course : Stroll, Pérez, Leclerc, Vettel, Sainz, Albon… Mais, le Britannique était juste trop fort. Pérez, pour un, a disputé une course parfaite. Mais Hamilton a été Hamilton, c’est-à-dire plus que parfait.

The Associated Press | Hamilton, à la suite de sa victoire au GP de Turquie.

Source: The Associated Press | Hamilton, à la suite de sa victoire au GP de Turquie.

Une autre classe de maître

Parti sixième, Hamilton roulait en cinquième place à la mi-course pendant que Bottas collectionnait les tête-à-queue et s’enfonçait dans le bas du classement. Dès lors, il n’avait qu’à rouler prudemment : à moins d’un ennui mécanique, il était assuré d’être sacré champion du monde pour la septième fois en franchissant la ligne d’arrivée. Un champion sans panache – il y en a eu dans l’histoire de la F1 – se serait contenté d’assurer; pas Hamilton. On ne réécrit pas le livre des records si on n’a pas une parcelle de grandeur.

On connaît la suite : Hamilton est remonté de la cinquième à la première place, en gérant ses pneus comme lui seul sait le faire tout en larguant le reste du peloton. Dès le moment où il s’est retrouvé en tête, il a donné une autre classe de maître en creusant constamment l’écart. La chance, un autre facteur souvent invoqué par ses détracteurs, n’y est pour rien : il n’y a pas eu d’intervention de la voiture de sécurité ni d’abandons en série. De toute façon, on ne gagne pas 94 courses juste en étant chanceux…

Lewis Hamilton a gagné parce qu’il a été le meilleur de tous. Encore une fois. Prétendre le contraire revient à nier la réalité. Comme les partisans d’un certain président déchu qui refuse de reconnaître sa défaite…

Déception pour Stroll, Verstappen et Albon

Deux Racing Point et deux Red Bull occupaient les deux premières lignes sur la grille de départ. Ces deux écuries mûrissaient de grands espoirs et à la mi-course, ça regardait plutôt bien : Lance Stroll menait confortablement devant son coéquipier Sergio Pérez et les Red Bull n’étaient pas loin derrière. Puis, tout s’est écroulé. On a bien entendu Lance Stroll remettre en question la stratégie de son équipe pour les arrêts aux puits; à son retour en piste, il a complètement perdu son rythme pour terminer à une anonyme 9e place. Il a récolté de précieux points, mais c’est une bien mince consolation quand on a mené la moitié d’un Grand Prix… Heureusement que Pérez a sauvé les meubles avec une brillante deuxième place.

Ce ne fut pas très glorieux non plus chez Red Bull. Verstappen et Albon n’ont qu’eux-mêmes à blâmer : ils ont tous deux commis des erreurs de pilotage qui leur ont fait perdre des places. Mad Max a aussi raté son départ et la somme de ses bourdes lui a sans doute coûté une victoire. Son équipe n’y est pour rien : il a saboté sa course tout seul, comme un grand. Albon, de son côté, avait une ultime chance de sauver son volant chez Red Bull, mais il a encore craqué sous la pression. S’il est encore en F1 l’an prochain et que Pérez n’y est pas, ce sera la plus grande aberration de l’histoire de cette discipline.

Quart de nuit
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