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600 M$ pour soutenir le français

«On a un plan, après 20 ans d'immobilisme» - Étienne-Alexis Boucher

«On a un plan, après 20 ans d'immobilisme» - Étienne-Alexis Boucher
Que l'Estrie se lève / Cogeco Média

Le gouvernement du Québec investira 603 millions $ sur cinq ans pour soutenir la langue française. La nouvelle est bien accueillie à la Société nationale de l'Estrie.

«On a un plan, après presque 20 ans d'immobilisme. Au tournant des années 2000, jusqu'à l'adoption de la loi 96 en 2022, il n'y a pas eu grand-chose qui s'est fait au Québec en matière de langue», se souvient Étienne-Alexis Boucher, directeur général de l’organisme estrien.

«Plusieurs ministères sont impliqués dans le Groupe d'action pour l'avenir de la langue française. C'est une bonne nouvelle. Le fédéral a complètement perdu le contrôle de ses politiques migratoires. Ça a mis énormément de pression sur la capacité du Québec à franciser celles et ceux qui nous ont choisis pour se bâtir une nouvelle vie.»

Dimanche, c’est le ministre de la Langue, Jean-François Roberge, qui a annoncé l’investissement en compagnie de cinq collègues dans le cadre du dévoilement du plan de la CAQ dont l'objectif est d'inverser le déclin du français dans la province.

La grande majorité des actions toucheront les immigrants économiques, les travailleurs étrangers et les étudiants étrangers. L’amélioration des connaissances des élèves et des étudiants arrive au 8e rang des priorités.

Des plateformes comme Netflix 

M. Boucher retient aussi qu’on souhaite rendre plus accessible le contenu culturel francophone. «On dit souvent que nos jeunes se tournent vers des plateformes comme Netflix et autres, mais c'est peut être moins en regard de la qualité de ce qu'on y trouve que de leur accessibilité et la facilité avec laquelle ils ont et qu'ils ont pour consommer ces produits-là maintenant», a-t-il fait remarquer sur les ondes du 107,7 Estrie lundi matin.

Toutefois, Étienne-Alexis Boucher critique le manque de mesures structurantes dans les plans de la CAQ, «comme l'adoption d'une politique de convergence culturelle par exemple, ou encore le financement d'organismes sans but lucratif dédiés à la protection de la langue.»

Le directeur général et cofondateur de la Société nationale de l’Estrie ne croit pas que le plan freine le déclin du français dans la province.

Écoutez l’entrevue accordée à Jean-Sébastien Hammal.

À écouter aussi:

«Il faut faire ce qu'ils ont fait en Europe» - Jean-François Roberge

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