Difficile de ne pas poser la question: après le départ fracassant de Maïté Blanchette Vézina, qui sera le ou la prochaine élue de la CAQ à claquer la porte?
L’ancienne ministre de la CAQ a remis en cause de manière directe le leadership de François Legault, déclarant qu’elle ne se représenterait en 2026 que si un nouveau chef était en poste. Une sortie frontale, qui tranche avec celle de Youri Chassin, démissionnaire pour des raisons idéologiques, mais sans attaquer Legault lui-même.
Selon Philippe Léger, cette fronde interne pourrait s’amplifier. Il évoque une dynamique de mécontentement qui ne semble pas isolée: «C’est rare d’être seul à penser que son patron n’est plus à sa place, surtout en politique.»
La CAQ, rappelle-t-il, n’est pas un parti idéologique comme le PQ ou QS, capable de se rallier autour d’un socle commun en période de turbulence. Son ciment, c’est François Legault. Et c’est justement là où le bât blesse.
En ce moment, les idées caquistes restent populaires, mais la confiance envers leur chef, elle, s'effrite. Une perte de lien avec la population, illustrée cette semaine par les huées envers Legault au match des Capitales de Québec, un nouveau sondage défavorable et la contestation publique de Maïté Blanchette Vézina.
M. Léger va jusqu’à comparer la situation à celle vécue à Ottawa avec les libéraux: «Plusieurs caquistes pourraient se demander s’il ne faut pas un “Mark Carney” pour sauver la maison.» Un nom comme Guy Cormier, ex-président de Desjardins, est évoqué comme figure potentielle d’un virage économique et rassembleur.
Pour Philippe Léger, la semaine qui devait servir à ressouder les rangs caquistes, avec le caucus, s’est transformée en symbole de division et de perte de contrôle.
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