Évoquer qu’un champ de gazon puisse servir en agriculture semble un comme argument un peu poussé.
Glenn Chamandy, homme d'affaires à Austin, est propriétaire d'un golf privé considéré comme illégal et construit sur un terrain situé près du lac Memphrémagog,
L’aménagement a suscité des réactions depuis l'automne dernier.
La CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec) et le ministère de l'Environnement exigent la remise en état naturel du site.
L'avocate Isabelle Landry défend son client en prétextant que le gazon du golf constitue un couvert végétal conforme à l'agriculture.
Invité à réagir, Me François-David Bernier explique que le litige pourrait se retrouver devant le Tribunal administratif du Québec et même la Cour supérieure.
«C'est sûr qu'en droit on interprète la loi. Elle a un mandat d'essayer de régulariser ça. Mais c'est certain qu'on ne peut pas être meilleur que sa cause. On dit ça. Pis là c'est sûr que l'argument est quand même poussé parce qu’on prétend que le gazon pourrait être une activité agricole.»