Un sondage mené auprès des ambulanciers paramédicaux de l’Estrie, membres du syndicat des paramédics de l’Estrie (SPEC), révèle qu’une majorité d’entre eux, 57%, songent à quitter leur employeur actuel ou à retourner aux études.
La CSN, qui représente près de 300 paramédics en Estrie, a demandé à ses membres où ils et elles se voyaient dans un horizon de cinq ans.
Parmi les 57%, qui ne se voient plus comme ambulanciers paramédicaux dans cinq ans, 60 % se voient dans un autre domaine et le reste se voient de retour aux études.
Invité à réagir, François Perron, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN), mentionne que ces chiffres cachent un manque de valorisation du métier, par rapport aux policiers, aux pompiers et aux infirmières.
Le stress psychologique, l'absence de convention collective depuis trois ans et la possibilité de réorientation ou de retour aux études aggravent la crise sont aussi en cause.
«On a les qualités qui font de nous des candidats pour un autre travail. On est de bons candidats.»
M. Perron déplore aussi que les négociations avec le gouvernement du Québec piétinent.