Des professeurs de français au cégep s'inquiètent de la qualité du français de leurs étudiants, beaucoup d'entre eux arrivant avec de graves lacunes dans des notions de base, comme la conjugaison et les accords.
Ces erreurs entraînent souvent la pénalité maximale de 30 points sur les dissertations.
Écoutez à ce sujet Raphaël Desroches, professeur de français au Cégep de Joliette, au micro de Philippe Cantin.
Le professeur Desroches évoque aussi l'évolution des fautes.
«Les fautes, d'accord, c'est récurrent. On le pointe à l'étudiant, il la voit et la corrige. Les fautes de syntaxe, de vocabulaire, c'est plus pernicieux, c'est plus profond, puis c'est plus difficile à expliquer aux étudiants pour qu'ils corrigent ça. Mais ça, c'est le symptôme d'autres choses».
Le professeur attribue ces difficultés à l'influence croissante de l’anglais dans la culture quotidienne et à une pédagogie au secondaire qui ne pénalise pas toujours les fautes, ce qui affaiblit la maîtrise du français.