Ce n’est pas de subventions publiques dont manque la société civile québécoise, mais plutôt de dons de charité venus des citoyens.
Étienne-Alexandre Beauregard, chercheur à l’Institut Cardus, analyse la crise du secteur communautaire québécois, en grève jusqu’au 2 avril. Le groupe réclame plus de prévisibilité et de financement du gouvernement.
Dans son nouveau rapport, il constate que, malgré une hausse des subventions gouvernementales (1,2 à 2,2 milliards depuis 2018), la charité privée diminue (17,1 % de donateurs en 2024 contre 23 % en 1997). C’est ce qui menace l’autonomie des organismes, dit-il.
M. Beauregard plaide pour un équilibre entre financement public et dons privés afin de préserver la vitalité et l’ancrage communautaire.
«Au final, les citoyens aussi ont le droit de choisir quelle cause mérite leur appui, plutôt que de confier ça au gouvernement. Parce que c'est très loin, c'est très impersonnel, ce n'est pas ça de la solidarité sociale au sens fort. C'est un peu ça, le sens de notre intervention.»
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.