Près de la moitié des professeurs universitaires au Québec (49,9 %) ont été témoins ou victimes d’intimidation entre collègues.
La situation problématique entraîne une détresse psychologique et des pensées suicidaires (13 %), indique une étude menée auprès de plus de 1000 profs.
Selon Catherine Malboeuf-Hurtubise, psychologue et professeure à l’Université Laval, l’intimidation est exacerbée par la compétition pour les fonds de recherche et le manque de dénonciation.
«C'est un système qui fait en sorte que c'est très difficile de s'élever au-delà de la mêlée, d'aller chercher des subventions. Puis ça, c'est un milieu qui encourage l'intimidation.»
Le phénomène, qui touche particulièrement les personnes en situation de handicap, ralentit le progrès scientifique et met en lumière la toxicité potentielle de certains milieux académiques, déplore Mme Malboeuf-Hurtubise.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Steve Roy.