La tenue d'une fête religieuse à l'hippodrome de Trois-Rivières a suscité un flot de propos haineux d'une violence extrême sur les réseaux sociaux.
Sous une publication d’un animateur de radio, qui a diffusé sur Facebook une affiche annonçant l'évènement, des internautes ont laissé des commentaires se rapprochant dangereusement à des menaces de mort.
«Faudrait un Bissonnette», écrit l'une d'entre-elle, faisant référence à l’auteur de la tuerie de la grande mosquée de Québec, selon toute vraisemblance. Un autre rédige: «On ferme les barrières et on met le feu?»
Au Canada, l'incitation à la haine est un acte criminel. Les autorités ne peuvent pourtant pas procéder à des arrestations en se basant uniquement sur des commentaires laissés sur les réseaux sociaux.
On en vient alors à se demander jusqu'où une personne peut aller avant que les forces policières n'interviennent.
On se penche également sur la montée des crimes haineux pour motif religieux.
Écoutez André Gélinas, ex-sergent-détective du SPVM, et Alain Pronkin, chroniqueur spécialisé en actualité religieuse, discuter du tout, jeudi, avec Marie-Eve Tremblay.