Deux puissants tremblements de terre successifs, d'une magnitude de 7,2 et 7,5, ont secoué le Venezuela.
Quelques heures après les séismes, un bilan provisoire fait état de 188 morts et de près de 1 000 blessés, notamment dans la région côtière de La Guajira, située à proximité de la capitale, Caracas.
Dans un pays déjà dévasté par l'instabilité économique et politique, tout porte à croire que les dommages causés par cette catastrophe seront majeurs.
De plus, avec les récentes coupures dans l'aide humanitaire internationale effectuées par de nombreux pays, tout indique que les efforts de reconstruction au cours des prochains mois seront extrêmement difficiles.
Écoutez le témoignage de Rafael Osio-Cabrices, journaliste vénézuélien, suivi de l'analyse de François Audet directeur de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaire et professeur à L’UQAM, au micro de Valérie Beaudoin.
«Les capacités de l'État sont très diminuées par le régime chaviste pendant plus de 20 ans, et par la dévastation économique et sociale du pays. Quand un désastre comme celui-ci arrive, c'est une société qui est seule, qui doit trouver ses propres solutions et improviser. C'est la société civile elle-même qui doit s'organiser pour le sauvetage des personnes.»
«Fort à parier que le bilan actuel est très sous-estimé. Au-delà des morts, ce sont les survivants et la reconstruction qui vont écoper de cette aide humanitaire qu'on a malheureusement malmenée.»