La Cour suprême des États-Unis vient de porter un coup fatal aux politiques migratoires de Donald Trump en validant le droit du sol, tout en ouvrant la voie à l'expulsion de 350 000 migrants haïtiens et 6000 syriens.
Cette double décision historique ébranle directement l'Entente sur les tiers pays sûrs et fait déjà craindre une vague migratoire au Canada.
Selon le porte-parole du Comité d'action des personnes sans statut, les États-Unis ne sont plus un pays sûr pour les réfugiés, mais le Canada a aussi sa part de responsabilité dans cette crise.
Écoutez à ce sujet Frantz André, porte-parole du Comité d’action des personnes sans statut, mardi, au micro de Jean-Sébastien Hammal et Valérie Beaudoin.
«Alors, le Canada est coupable de faire une forme de déportation par proxy. Non, ce ne sont pas eux qui permettent de refouler les gens. Et maintenant, pour les 350 000 personnes qui n'ont plus de statut et à partir de demain, leur permis de travail fini.»