Il y a maintenant un an que les ambulanciers paramédicaux de l’Estrie et d’autres régions du Québec sont sans convention collective.
Le litige repose principalement sur un désaccord sur le salaire (demande de 17 % comme le secteur public, refus de pérenniser un échelon salarial temporaire jusqu’en 2030), explique Samuel Côté, président du Syndicat des paramédics de l'Estrie.
Le conflit entraîne des difficultés de recrutement, une hausse des arrêts de travail, une détérioration du moral des syndiqués, ajoute M. Côté, invité lors de l’émission Que l’Estrie se lève.
Il redoute des impacts sur le service à la population, notamment à Sherbrooke et Magog.
«Le nombre d'arrêts de travail est en hausse fulgurante présentement. Je n'ai jamais vu ça. Donc oui, à l'interne, c'est extrêmement difficile. C'est sûr que nous les paramédics, c'est 24 heures sur 24, sept jours sur sept sur la route, puis sont confrontés à tous les jours avec la détresse psychologique. Puis, à un moment donné, ça vient que ça affecte le moral des paramédics.»