Le bras de fer entre la Ville de Montréal et l'entreprise Sanimax continue de s'enliser, alors que les citoyens de l'Est de la métropole demeurent confrontés aux nuisances olfactives provenant des activités d'équarrissage de l'usine.
Malgré une médiation amorcée en 2024 sous la supervision du gouvernement du Québec, aucune entente durable n'a encore été conclue. Cette situation relance les appels à une intervention provinciale.
Au cœur du conflit se trouve la réglementation municipale sur les odeurs. La Ville exige une limite d'une unité d'odeur par mètre cube d'air dans le secteur résidentiel près de l'usine, un seuil que Sanimax juge irréaliste. L'entreprise affirme être en mesure de réduire ses émissions jusqu'à une vingtaine d'unités.
Écoutez Victor Henriquez, chroniqueur politique, se pencher sur le sujet, vendredi, au micro des animateurs Valérie Beaudoin et Jean-Sébastien Hammal.
«Ça nous rappelle le dossier Stablex à Blainville, qui s'est réglé à l'Assemblée nationale. Ça concernait la gestion de déchets dangereux. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi Québec n'a pas fait d'une pierre deux coups lorsqu'il a présenté le projet de loi sur Stablex, en y ajoutant une nouvelle norme sur l'équarrissage. Je pense que même la Ville de Montréal ne serait pas mécontente de se débarrasser de cette patate chaude.»
Autre sujet abordé
- Construire plus grand et moins cher semble devenir la norme.