À la suite de récentes fusillades à Toronto, le débat sur les armes à feu est relancé au Canada.
Interrogé par Valérie Beaudoin sur les propos de Pierre Poilievre, qui qualifie la frontière canado-américaine de «passoire», l'expert Francis Langlois apporte des nuances.
S'il est vrai que 90 % des armes de poing saisies sur les scènes de crime proviennent des États-Unis, la proportion globale d'armes illégales américaines varie grandement selon les régions.
L'expert rappelle par ailleurs l'efficacité de la loi canadienne C-21, qui cible désormais les armes fantômes en contrôlant la vente de leurs pièces détachées.
Écoutez Francis Langlois, spécialiste des armes, professeur au cégep de Trois-Rivières et membre de la Chaire Raoul-Dandurand, lundi au Midi.
Autre sujet abordé
- L'impunité persistante entourant les interventions meurtrières de la police de l'immigration américaine (ICE).
«Lorsqu'on parle des armes à feu qui sont utilisées dans des crimes au Canada, bien là, le pourcentage varie vraiment d'une province à l'autre, d'une région à l'autre. Il y a une partie, je dirais assez grande, des armes à feu qui sont utilisées dans des crimes au Canada qui ne proviennent pas des États-Unis.»