Le prix de l'essence est en hausse depuis quelques jours. L'intensification de la guerre entre les États-Unis et l'Iran explique en grande partie cette hausse.
À Sherbrooke, le litre d'essence d'ordinaire se vend 1,85 $ et plus.
La menace d'un blocus maritime de l'Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole brut au monde, par les rebelles houthis du Yémen contribue également au phénomène.
Face à cette situation, le spécialiste en énergie, Yvan Cliche, explique que la montée des prix risque de se poursuivre avant d'atteindre un plateau…
Il souligne que la baisse des prix est plus lente que leur hausse, et qu’aucune diminution significative n’est attendue avant l’automne.
«L'équation est très simple: si les bateaux circulent normalement, les prix fléchissent. Et c'est ce qu'on avait vu lors de la trêve entre les États-Unis et l'Iran. Les prix avaient même rapidement descendu. Mais maintenant les hostilités ont repris et malheureusement, ça va entraîner une pression à la hausse sur les prix du pétrole, donc des prix du carburant.»
M. Cliche explique aussi que la hausse du prix de l’essence au Québec résulte aussi de facteurs saisonniers, comme les vacances de la construction avec une demande estivale accrue.