Les Québécois qui ont besoin d’une ordonnance d’antidouleurs doivent s’armer de patience, puisqu’une pénurie d’opioïdes touche les pharmacies de la province.
Invité à commenter, le pharmacien Philippe Leng explique que la pénurie d’hydromorphone au Québec touche surtout les faibles dosages (1-2 mg) et impacte les patients souffrant de douleurs aiguës ou chroniques, comme les cancéreux.
Les pharmaciens proposent des solutions comme la substitution par morphine ou fentanyl, ou l’ajustement des dosages, tout en gérant les risques de sevrage.
«Souvent, on peut prendre des comprimés de quatre milligrammes que mon équipe technique va couper pour faire des demi-comprimés ou des quarts de comprimés pour avoir des doses réduites. C'est une solution. Sinon, on peut faire de la substitution aussi de médication vers d'autres molécules.»
M. Leng mentionne aussi la prudence requise avec le Benadryl, souvent banalisé.
Il est important de consulter un professionnel de la santé pour tout médicament, dit-il, lors de l’émission Que l’Estrie se lève.