Une vaste majorité de Québécois estime que l'état des infrastructures publiques constitue un enjeu important pour les prochaines élections.
C'est ce qui ressort d'un sondage de la firme Léger commandé par l'ordre des ingénieurs du Québec publié ce lundi.
Près de la moitié des répondants (46 %) ont déclaré avoir déjà souffert des répercussions du manque d'entretien des infrastructures.
Parmi eux, un montréalais sur trois souligne avoir déjà endommagé son véhicule à cause de l’état des routes.
Les problèmes d’accès liés à l’état d’un hôpital ou d’une clinique de santé font aussi partie des exemples les plus cités.
Le Québec fait face à une crise des infrastructures, avec un déficit de maintien actif estimé à 45 milliards de dollars pour les actifs provinciaux et plus de 90 milliards au total, selon Sophie Larivière-Mantha, présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec.
Le sondage que 71 % des Québécois privilégient l’entretien des infrastructures existantes. L’enjeu du financement, de la planification à long terme et du contrôle des coûts est central à l’approche des élections, ajoute Mme Larivière-Mantha.
«La population en est consciente et elle veut que ça soit un enjeu des prochaines élections. Ils sont préoccupés par le vieillissement des infrastructures. Près de 80 % d'entre eux nous confirment ça.»