Anne-Marie Boucher lance l’essai Pour en finir avec l’école à trois vitesses.
Avec la préface de l’ancienne première ministre Pauline Marois, elle propose un réseau scolaire commun au Québec pour garantir l’égalité des chances.
On doit mettre fin à la sélection et en intégrant les écoles privées au financement public à condition d’accepter tous les élèves de leur bassin, explique-t-elle, invitée lors de l’émission Que l’Estrie se lève.
Soutenue par Québec solidaire et le Parti québécois, sa proposition vise à réformer un système marqué par la croissance des écoles privées, les inégalités scolaires et le débat public-privé, particulièrement à Montréal, Sherbrooke et Québec.
«On se retrouvait avec un système comme ça, à trois vitesses, où la classe régulière n'a plus rien de régulier, puis où les élèves ont moins de chance de réussir, moins de chance de sortir de là avec une bonne estime d'eux-mêmes que les autres enfants qui ont plus de chance du fait de la capacité de payer de leurs parents ou du fait qu'ils ont plus de facilités à l'école.»