Alors que des femmes doivent accoucher par leurs propres moyens, en Estrie, près d’une demande sur six a été refusée l’an dernier par manque d’effectifs.
Julie Pelletier, présidente de l’Ordre des sages-femmes du Québec, déplore le manque de sages-femmes en Estrie et au Québec. La pénurie pousse certaines femmes à accoucher sans professionnel.
Elle soulève les risques pour la santé, la répartition inégale des effectifs et l’importance de l’accompagnement holistique.
«Les sages-femmes vont accompagner en maison de naissance, à l'hôpital, mais aussi à domicile. C'est selon les la condition de santé de la mère, selon l'évolution de la grossesse. Cette décision-là va être prise entre la famille et la sage-femme. C'est quoi le meilleur lieu de naissance en fait pour cette personne-là?»
Mme Pelletier déplore l’augmentation des cas d’exercice illégal de la profession, notamment à Lac-Mégantic et dans le Grand Nord du Québec.
L’Ordre vise à protéger le public et à garantir des choix éclairés, loin des fausses informations sur les réseaux sociaux, dit-elle, invitée sur les ondes du 107,7 Estrie.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.