C'est un enjeu qualifié de «grand oublié» de la campagne électorale: l'état du réseau routier québécois.
Pour décortiquer les causes de sa dégradation et les pistes d'amélioration, les commissaires reçoivent Alan Carter, professeur et doyen de la recherche à l'École de technologie supérieure (ÉTS).
Écoutez l'analyse de l'expert, lundi midi à La commission.
Il explique que le devis rigide encadrant la construction des routes au Québec freine l'innovation et l'utilisation de matériaux plus performants, tout en soulignant la réticence à prendre des risques sur le terrain après les essais en laboratoire.
La comparaison avec le réseau routier du Vermont permet de mettre en lumière d'importantes différences de conception, notamment l'épaisseur des couches de fondation et d'enrobé, bien supérieures chez nos voisins du Sud.
«C'est clair qu'on a pris un retard au niveau de l'entretien, fait que là, on est un peu pris avec une situation qui est difficile à gérer, mais on peut choisir des meilleurs matériaux puis des meilleures techniques.»