Le décès présumé de la peste en Russie inquiète l'Organisation mondiale de la santé.
L'organisme dit ne pas être en mesure d'évaluer complètement les risques liés au possible cas en lien avec un laboratoire de la Russie.
Une jeune technicienne qui travaillait dans un institut de lutte contre la peste est morte la semaine dernière en Sibérie d'une pneumonie à l'origine indéterminée.
La Russie est avare de détails sur cet événement, assurant que la situation reste sous contrôle, indique Alex Carignan, microbiologiste-infectiologue à Santé Québec Estrie - CHUS.
Le Dr Carignan souligne que la peste circule encore chez les rongeurs en Sibérie et en Afrique.
Les traitements antibiotiques modernes et la surveillance en laboratoire réduisent fortement le risque d’épidémie, contrairement à la Covid-19, qui présente des modes de transmission et de contrôle très différents.
«Il y a quand même un élément rassurant qui ne dépend pas de la parole des autorités russes. La dame est tombée malade il y a plus d'une semaine, et aucun autre cas dans les contacts n'a été rapporté, ni chez ses proches ni chez le personnel soignant. Donc, pour une infection très contagieuse, peu importe ce qu'elle est ou ce qu'elle serait, on s'attendrait à voir davantage de cas à ce stade. Il y a bien sûr des conséquences à un manque de collaboration de la Russie.»