Pendant la campagne électorale du Parti québécois, le chef Paul St-Pierre Plamondon avait fait la promesse «d'abolir Santé Québec» dès les 100 premiers jours d'un éventuel mandat...
Est-ce réaliste?
Écoutez Étienne Grenier, ancien directeur de cabinet adjoint des ministres de la Santé Christian Dubé et Sonia Bélanger, faire le point, mardi midi à La commission.
Il soutient que le réseau de la santé québécois est devenu « quasi ingouvernable » en raison de sa taille et de sa complexité administrative, expliquant que la création de Santé Québec visait précisément à dépolitiser la gestion du réseau et à se donner des leviers d'action efficaces pour éviter les lourdeurs bureaucratiques constatées lors de la pandémie.
Selon lui, abolir cette structure constituerait un «retour de quatre ans en arrière» sans garantie de résultats pour les patients, tout en plongeant le prochain ministre dans un dédale d'arbitrages juridiques et de pressions administratives.
«Abolir Santé Québec, on retourne quatre ans en arrière, tout simplement. [...] Et si on force absolument ça, c'est un retour de quatre ans en arrière qui ne va amener aucun résultat.»