Le Québec est le champion du sirop d’érable avec plus de 8 000 entreprises acéricoles. Le hic, c’est que la demande est tellement grande que la production peine à suivre.
La réserve stratégique, qui permet de pallier aux années où les récoltes sont moins bonnes, est à sec.
Des centaines de milliers de livres s’y retrouvent habituellement. Même si la récolte a été un succès l’an dernier, les 200 millions de livres dans les érablières ont tous trouvé preneur chez des transformateurs, ce qui n’a pas permis d’augmenter la réserve stratégique.
Écoutez Luc Goulet, président des Producteurs et productrices acéricoles du Québec, à l’émission La commission.
«C’est le développement des marchés qui est vitesse grand V, je vous dirais, dans les 10 dernières années. On est encore au-dessus de 7% de croissance. 15% l’an passé dans les exportations. Ça met une pression qui est énorme sur l’approvisionnement».
Il réclame maintenant de l’aide gouvernementale pour continuer le développement des entreprises acéricoles au Québec et ainsi éviter de perdre des opportunités d'affaire qui seraient positives pour les retombées économiques de la province.