Le conflit ne semble pas près de se terminer chez Kruger à Bromptonville. La vingtaine de syndiqués entament leur troisième semaine de grève.
Une bonification de la rémunération, des assurances collectives, du régime de retraite et des aménagements pour faciliter la conciliation travail-vie personnelle sont au cœur des négociations.
Les grévistes demeurent mobilisés, selon Kevin Lepage, président du Syndicat des travailleurs de Kruger à Bromptonville.
C’est silence radio de la part de l’employeur et le syndicat est en attente d’un appel-conférence avec le conciliateur.
Les travailleurs, soutenus par la population, dénoncent des retards de salaires de 15 % par rapport au marché et un régime de retraite en déclin.
M. Lepage rappelle les concessions faites depuis 2010, sans gain avec une nouvelle convention collective depuis dix ans.
«Concrètement, ce qu'il faut comprendre, c'est comme si les employés de cette usine là, depuis depuis une quinzaine d'années, subissaient des diminutions salariales chaque année. Alors moi, je pose la question qui tolérerait dans la vie de se faire diminuer le salaire un peu chaque année?»