L'Université de Sherbrooke met de l'avant une chaire qui développe des méthodes statistiques pour étudier la santé et les phénomènes sociaux. Les données de santé peuvent révéler des tendances majeures, mais elles peuvent aussi exposer des gens.
Félix Camirand-Lemire, professeur à l’Université de Sherbrooke, est le titulaire de la Chaire de recherche.
Il explique le développement de méthodes statistiques innovantes pour analyser des données de santé tout en préservant la confidentialité.
En collaboration avec le Groupe de recherche interdisciplinaire en informatique de la santé et des partenaires comme Statistique Canada et le Laboratoire de sciences judiciaires de Montréal, l’équipe conçoit des approches distribuées permettant des analyses pancanadiennes sans centraliser les données.
On veut ainsi répondre aux exigences de protection des renseignements personnels.
«C'est un problème qu'on retrouve à la grandeur du Canada. Donc, au Canada, dès qu'il y a une équipe de recherche qui veut mener une étude d'envergure, par exemple, suivre les effets d'un traitement à l'échelle du pays, les données qu'on a besoin pour mener l'étude, il n'y a aucune organisation qui les possède tous.»