Plus du tiers des enseignants de la province ne sont pas légalement qualifiés, selon les plus récentes données disponibles obtenues par Le Devoir.
Au cours de l’année scolaire 2024-2025, on comptait ainsi 45 754 enseignants non légalement qualifiés, une hausse de 2,7 % par rapport à l’année précédente.
Le nombre d’incidents de violence en augmentation décourage la relève. Les établissements scolaires peinent à recruter du personnel, d'où la hausse du personnel non qualifié, commente David Raymond, président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie.
Il souligne que plus du tiers des enseignants restent non qualifiés, aggravant la surcharge de travail, la complexification des tâches et l’exposition à la violence en milieu scolaire, notamment en Estrie.
«Il faut prendre soin davantage de notre personnel. On n'arrête pas de le dire. Les situations de violence, ça tarde avant qu'on mette des moyens en place.. des enseignantes qui se font toucher les seins. Ce qu'on leur propose, c'est de mettre des brassières avec du rembourrage supplémentaire ou de mettre un tablier.»
L’Université de Sherbrooke aide à limiter la crise régionale, mais l’absence de ressources et de soutien adéquats menace la qualité de l’enseignement et la sécurité du personnel, accorde M. Raymond.