Aller au contenu
Université de Sherbrooke

Identité numérique: faut garantir la sécurité et la transparence

Identité numérique: faut garantir la sécurité et la transparence
Hugo Loiseau, professeur et expert en identité numérique à l'Université de Sherbrooke / Université de Sherbrooke

Le projet de loi 82 sur l’identité numérique nationale, porté par le gouvernement du Québec, suscite des espoirs et des interrogations.

Cette initiative, qui vise à créer un portail multiservice unique permettant aux citoyens d’accéder facilement à tous les services gouvernementaux, propose également la possibilité de s’identifier par le biais de documents officiels sur un téléphone cellulaire, comme une version numérique du permis de conduire. Après des écueils comme le scandale de SAAQClic, l’opportunité d’une identité numérique soulève des préoccupations, mais aussi un soutien croissant, à condition de respecter des critères de sécurité et de transparence.

Hugo Loiseau, professeur et expert en identité numérique, fait partie de l’équipe de recherche qui a déposé un mémoire à la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale le 28 janvier dernier. Dans ce document, il précise que l’identité numérique nationale est un projet à fort potentiel, mais qu’il doit être accompagné de garanties pour assurer sa réussite.

Les résultats d’une enquête menée auprès de 2000 citoyens québécois révèlent que 86,9% des répondants sont favorables à cette initiative, mais sous certaines conditions, notamment en matière de sécurité et de protection des données personnelles. La question de l’acceptabilité sociale est essentielle pour la réussite de ce projet structurant. En effet, selon le mémoire, la confiance du public est la « clé de voute » qui permettra de faire de ce projet un succès.

Parmi les recommandations de l’équipe de recherche, plusieurs points sont jugés cruciaux: la gouvernance centralisée sous l’égide du ministère de la Cybersécurité et du Numérique, la clarification du rôle du secteur privé dans la gestion des données, et la mise en place de mesures de cybersécurité rigoureuses. Le mémoire souligne également l’importance de garantir la protection de la vie privée et de s’assurer que le système sera réellement utile pour les citoyens, avec une interface simple et accessible.


Écoutez l'entrevue avec Hugo Loiseau, professeur et expert en identité numérique.

Vous aimerez aussi

Parce que vous voulez tout savoir!
Infolettre

Parce que vous voulez tout savoir!

Ne manquez rien de l’actualité, des chroniques ou moments forts de vos animateurs et émissions préférés.

En m’abonnant, j’accepte de recevoir des communications par courriel de Cogeco Média et de ses sociétés affiliées, y compris des nouvelles, des mises à jour, des activités et des concours. Vous pouvez vous désabonner en tout temps en utilisant le lien au bas de nos courriels ou en nous contactant par le biais de notre Politique en matière de protection des renseignements personnels. Veuillez noter, cependant, que nous pouvons continuer à vous envoyer des communications liées au service et d’autres communications non commerciales. Ce site est protégé par reCAPTCHA et la politique de confidentialité de Google et les conditions d'utilisation s'appliquent.

Dernièrement dans L'Estrie aujourd'hui

La CNESST blâme un manque de formation
Une gouverneure générale jouissant d’une réputation internationale
Une nouvelle technologie fait son entrée en Estrie
Environ 90 élèves devront changer d’école à la rentrée
Luc Berthold présente le projet de loi le plus émotif de sa carrière
Eastern Township: 75 à 80 % des élèves deviendraient inéligibles
Un conflit avec une asymétrie militaire évidente
Pesticide: le fédéral veut ajoute une couche de confusion
Québec offre 3 M$ pour la relance de Bestar
Décès d'un homme en crise qui avait semé l'émoi sur la 55
Un projet de loi présenté en partenariat avec des étudiants de l’UdeS
Les départs sur les rouges souvent injustes pour les femmes
Le SPS à la recherche d’un suspect en lien avec une fraude de 10 000 $
Préférable de les interdire aux jeunes, selon l’Ordre des nutritionnistes