Les demandes de fixation de loyer explosent au Tribunal administratif du logement (TAL) du Québec.
Selon la journaliste Megan Foy, de La Presse, les délais sont croissants. L’attente moyenne pour une première audience sur la fixation des loyers est passée de 6,9 à 9,2 mois en un an.
On a enregistré plus de 22 000 nouvelles demandes en 2025, dit-elle, invitée sur les ondes du 107,7 Estrie.
En plus d’un afflux massif de requêtes, le TAL fait face à un manque de ressources et une surcharge du système téléphonique (1,1 million d’appels).
«Pour une deuxième et une troisième audience, les délais peuvent même s'étirer sur plus d'un an, voire deux ans. Alors, on pouvait avoir un nouvel avis d'augmentation avant même d'avoir entendu sa cause totale. C'est effectivement le bordel en ce moment.»
Au printemps, le gouvernement du Québec a simplifié le règlement sur la fixation des loyers, mais les hausses récentes, frôlant 6 %, continuent d’alimenter les litiges, dit-elle.