Samuel Montembeault est-il protégé, ou gardé dans la rotation de gardiens du CH, parce qu'il est Québécois? Selon Tony Marinaro, dans une autre équipe et une autre ville, un gardien avec des statistiques beaucoup moins reluisantes que son coéquipier ne serait pas dans une relation équitable avec lui, comme Montembeault avec Jakub Dobeš.
Tony Marinaro ne prétend pas que le fait que Montembeault viennent de Bécancour au Québec et non pas de Brno en Tchéquie fait en sorte que Martin St-Louis le protège.
Par contre, il estime que le rôle des médias, qui parlent sans cesse de Montembeault et qui relatent chaque instant de sa difficile saison, force le CH à le protéger en le traitant comme un égal de Dobeš, malgré leurs statistiques très différentes.
«La réalité, c'est que Sam en arrache depuis le camp d'entraînement», note Tony.
«Depuis le début de la saison, Dobeš n'est pas le numéro un, poursuit-il. Mais ses statistiques disent le contraire. À partir de maintenant, le meilleur gardien doit jouer.»
Selon lui, pour ne pas casser le momentum de Dobeš, qui a excellé mardi contre les Golden Knights, il doit affronter l'Avalanche jeudi. La question se posera toutefois samedi, contre les Sabres, dans un autre match de quatre points.
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