On assiste à une baisse historique de la popularité de la médecine familiale au Québec.
Le phénomène pourrait être relié au bras de fer entre le gouvernement du Québec et les médecins, notamment avec la Loi sur la rémunération, soutient le docteur Benoît Heppell, président de l’Association des médecins omnipraticiens de l’Estrie.
Les finissants en médecine du Québec boudent la médecine familiale, ce qui est une grande catastrophe, selon lui.
Il ajoute que 27 % des postes en médecine familiale restent vacants, tandis que 100 % des postes en spécialité sont pourvus.
Ce déficit aura un impact majeur sur l’accès aux soins, avec environ 2000 médecins manquants et un climat négatif décourageant les étudiants.
«C'est triste parce qu'on travaille depuis des années de valorisation de la médecine de famille auprès des étudiants. Il y a un travail énorme qui est fait dans les facultés de médecine. On sait que les spécialités ont toujours été extrêmement valorisées. Alors, on essaie de rehausser la médecine de famille depuis des décennies.»
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