L'Association des promoteurs de la construction de l'Estrie (APCHQ) estime que le retrait prochain de 11 des 19 secteurs touchés par un moratoire sur le développement sera salutaire quant au nombre de permis et à la reprise de la construction à Sherbrooke en avril.
Selon Sylvain Mathieu, responsable du développement durable à l'APCHQ Estrie, les principaux enjeux sont la capacité de l’usine de traitement des eaux (90 % des rejets), la lenteur administrative (20 plans projets, délais de permis), et la pénurie persistante de logements sociaux et abordables, malgré une disponibilité globale de logements atteignant presque 3 %.
Les coûts croissants des matériaux et des délais aggravent l’abordabilité, dit-il.
«C'est très bon pour les promoteurs. Un peu plus de prévisibilité, on est bien contents.»
Un moratoire de deux ans avait été imposé en février 2025 le temps de faire des travaux urgents sur des ouvrages de surverses dans 26 secteurs de la Ville. Résultat: 11 sont maintenant retirés de la carte.
Rappelons toutefois que le développement immobilier d'une partie du secteur Rock Forest, Ascot et surtout de Fleurimont, est toujours bloqué en raison de travaux qui doivent être faits sur ces ouvrages.
La mairesse Marie-Claude Bibeau demande au gouvernement d'assouplir certaines normes pour l'assainissement des eaux puisque l'usine traite actuellement 97% d'eau de pluie et 3% d'eaux usées.