L’organisme Moisson Estrie s'inquiète de l'avenir des organismes communautaires de notre région, alors que le mouvement «communautaire à boutte» tient deux semaines de débrayage.
Le manque de financement freine la capacité d’action des organismes, délire Christian Bibeau, directeur général de Moisson Estrie.
Il rappelle que les organismes communautaires sont là où les grandes institutions ne se rendent pas toujours et agissent comme filet social pour des milliers de personnes.
Le mouvement de grève dans le milieu communautaire, pour dénoncer le sous-financement chronique des organismes, a ses raisons d’être, dit-il.
M. Bibeau souligne que, malgré l’augmentation du financement gouvernemental, la demande explose depuis la pandémie, aggravée par la crise du logement et les enjeux de santé mentale.
Le gestionnaire prévient que l’abandon de ces services entraînerait des coûts sociaux et économiques majeurs pour le Québec.