Mardi, huit des neuf femmes qui poursuivaient au civil l'homme d'affaires Gilbert Rozon ont eu en partie gain de cause.
Les plaignantes recevront au total un peu plus de 880 000 $ en dédommagement pour des gestes sexuels non consensuels.
Le procès, dont les audiences ont duré près d'une année, s'est terminé il y a six mois, période pendant laquelle la juge Chantal Tremblay s'est penchée sur les dizaines de témoignages et sur les milliers de pages de documents.
Trois des neuf Courageuses, l'avocate du groupe et la productrice Julie Snyder, qui a été solidaire avec les plaignantes tout au long du processus, étaient au micro de l'animatrice Marie-Eve Tremblay pour revenir sur ce verdict historique et sur le long chemin parcouru pour y arriver.
Écoutez Anne-Marie Charette, Martine Roy et Patricia Tulasne, des Courageuses, Julie Snyder, qui s'est impliquée dans le dossier, et Me Anne-Julie Asselin, avocate des Courageuses, revenir sur le jugement rendu dans l'affaire Gilbert Rozon, mercredi, à Radio Textos.
«Ce matin, en me réveillant, j’ai vu tout le chemin qu’on avait parcouru. Je me suis sentie fière de ça et j’ai l’impression, maintenant, que je vais enfin pouvoir passer à autre chose.»
«"Je me sens légère", c'est le mot. Pendant le procès, c'était comme si on avait une chape de plomb sur les épaules. Ça a été extrême, c'était très lourd.»
«Nous avons fait deux grandes avancées. On va pouvoir aider plusieurs femmes ; cela va permettre aux gens de parler et de briser le silence.»
«Ma reconnaissance va à la juge qui a rendu ce jugement étoffé.»
«Ça va redonner foi au système de justice, car on n'avait plus beaucoup de confiance. C’est quand même la base de la démocratie que de pouvoir recourir aux tribunaux lorsqu’on croit avoir subi un préjudice.»
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