Le Syndicat de l'enseignement de l’Estrie alerte la ministre Sonia Lebel sur l’augmentation de la violence dans les écoles d’Estrie.
Son président, David Raymond, dénonce l’insuffisance des mesures actuelles du ministère de l’Éducation et des centres de services pour faire face à la situation de plus en plus problématique.
Il déplore le mot d’ordre qui empêche le personnel de signaler publiquement les problèmes, l’impact négatif des nouvelles directives d’intervention (ne pas toucher les élèves) et la prévalence du droit individuel sur le droit collectif.
«Ce qu'on voulait dire à la ministre, c'est qu'en Estrie, il n'est pas possible de dénoncer à cause du devoir de loyauté. Je donne un exemple très simple. Il y a une enseignante qui était en rencontre avec un parent, et elle s'est permis de dire que son enfant ne recevait pas l'ensemble des services dont son enfant avait besoin. Le lendemain matin, elle était rencontrée. Devoir de loyauté, la direction avait l'impression qu'elle avait parlé contre son employeur. Donc, on marche sur des oeufs présentement, alors qu'on est à un moment où on devrait parler le plus largement possible de l'enjeu de la violence, parce que c'est un phénomène qui est en augmentation. On a l'impression qu'au contraire on ne peut pas en parler.»
Source: Archives Cogeco Média
Tout cela se déroule au détriment de la sécurité et de l’apprentissage des autres élèves, insiste-t-il, invité lors de l’émission Que l’Estrie se lève.
Lorsque la violence fait en sorte que l’école ne répond plus aux besoins des élèves.
L’implication parentale et un comité d’enquête publique sont réclamés.