Malgré son appui hâtif à Christine Fréchette, dans la course à la chefferie de la CAQ, Gilles Bélanger ne fait pas partie du conseil des ministres de la nouvelle première ministre du Québec.
Mardi, le député d'Orford a perdu son poste de ministre de la Cybersécurité et du Numérique.
Selon Luc Ouellet, ex-conseiller politique de Jean Charest et de Brian Mulroney, cette décision résulte de critiques publiques de M. Bélanger sur le Dossier santé numérique (DSN) et l'influence persistante de François Legault.
Ce remaniement soulève aussi des questions sur la gestion de la loyauté et la continuité au sein de la CAQ.
«Je pense que ça lui a coûté son poste de ministre. On voit ce matin même dans les médias, qu'on essaie de rattraper pour dire: "Bien, ce n'est pas si pire que ça, là, on est capable de rattraper les données sensibles au niveau de Santé Québec".»
Dossier du DSN
Selon des informations récoltées par le 107,7 de sources politiques, le dossier du DSN n'est fort possiblement pas étranger à son retrait du conseil des ministres.
L'équipe de la première ministre Fréchette s'est aussi entretenue avec M. Bélanger à quelques reprises, comprend-on, au sujet de sa sortie médiatique prévue jeudi. On souhaiterait éviter d'autres déclarations du genre.
D'ici à cette apparition publique demain, M. Bélanger ne devrait pas s'exprimer sur la question.
Au cabinet de Mme Fréchette, on indique par écrit que le remaniement est «un exercice d'équilibriste» et que «le caucus de la CAQ regorge de talent».
«M. Bélanger a fai un travail important comme ministre. Il reste un atout important pour notre gouvernement», ajoute-t-on.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.
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