La cigarette électronique est de plus en plus présente en Estrie par rapport à d'autres régions du Québec, selon une étude menée par l'Institut de la statistique en 2023 auprès de 5000 jeunes au secondaire dans 30 écoles secondaires de l'Estrie.
Selon l'Institut, la consommation de cigarette connaît une diminution mais un jeune sur cinq affirme avoir vapoté au cours des 30 derniers jours. Deux facteurs préoccupent granmdement la santé publique de l'Estrie: les consommateurs sont de plus en plus jeunes (certains vapotent déjà au primaire) et les jeunes filles sont de plus en nombreuses dans les statistiques.
Le vapotage affecte le système respiratoire, le système cardiovasculaire et la nicotine crée une forte dépendance et peut nuire au développement cérébral des jeunes, affectant la concentration et la mémoire.
Plusieurs provinces, dont le Québec, ont interdit les arômes dans les produits de vapotage mais les détaillants peuvent facilement les contourner en fournissant ces produits à travers l’achat en ligne ou les réseaux sociaux dans d'autres provinces.
La Coalition pour le contrôle du tabac presse donc le fédéral d'interdire le commerce interprovincial de vapoteuse, comme c'est le cas pour le tabac.
Quant à la santé publique, elle axe ses interventions sur les bonnes habitudes de vie en partenariat avec le milieu scolaire, notamment par l'amélioration des aptitudes psychociales et la capacité à dire non.
Des ressources locales, comme le Centre d’abandon du tabagisme (819-780-2220), offrent aussi de l'aide pour cesser de vapoter.