Les difficultés financières des artistes québécois sont exacerbées par l’instabilité des subventions et l’augmentation des dépenses sans hausse des cachets.
Selon Sylvie L. Bergeron, présidente du Conseil de la culture de l’Estrie, il manque d’opportunités, ce qui affecte particulièrement les arts visuels, tandis que les musiciens compensent par des emplois techniques ou dans des festivals.
«Ça dépend dans quel secteur on vit, où on œuvre. C'est le cas de le dire, la danse n'est pas la plus prospère. La musique, ça se maintient parce que souvent les artistes musiciens font de la technique, travaillent dans les festivals. Pour les artistes en arts visuels, c'est autre chose. En Estrie, ils manquent de galeries pour exposer. Puis, comme on n'est pas attaché à des galeristes à Montréal ou à Charlevoix ou à Québec, c'est plus difficile. C'est très instable et très différent d'un secteur disciplinaire à l'autre.»
Mme Bergeron plaide pour un financement stable et un filet social inspiré de l’intermittence du spectacle en France, afin d’assurer une création artistique durable et équitable.