Même après l’arrêt du tabac, certaines lésions pulmonaires persistent, expliquant le risque accru de cancer du poumon chez les ex-fumeurs.
Le professeur David Eidelman, de l’Université McGill, présente une étude à ce sujet.
Son équipe a utilisé le séquençage à ARN sur cellules uniques pour analyser plus de 100 000 cellules, révélant que certains dommages sont réversibles, d’autres non.
«Il y a une certaine inflammation qui reste après. Et aussi certains dommages aux alvéoles ou aux parties du poumon responsables pour les échanges gazeux. Ce sont des changements qui, pour l'instant, on n'a pas un moyen de les renverser.»
Le risque de maladies pulmonaires diminue quand même de 40 à 60 % après dix ans d’arrêt de la cigarette.
Invité lors de l’émission Que l’Estrie se lève, M. Eidelman souligne l’importance d’arrêter de fumer le plus tôt possible et met en garde contre les effets du vapotage.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jocelyn Simard.