Le 14e féminicide de l'année dans la province serait survenu lundi dans le Nord-du-Québec, selon des médias.
Un homme de 45 ans, Charlie Palliser, est accusé d’avoir tué sa «partenaire intime», Elisabeth Qumak, âgée de 41 ans.
L'homme qui a une longue feuille de route judiciaire a été accusé de meurtre prémédité.
Le drame s'est produit dans la communauté inuite Inukjuak, au Nunavik.
Invité à réagir, Pierre-Hugues Boisvenu, sénateur à la retraite et cofondateur de l’AFPAD, critique l’inefficacité du système judiciaire québécois à prévenir la violence.
«Le problème, c'est qu'on travaille beaucoup sur la conséquence en isolant les femmes dans les centres d'hébergement, notamment en les protégeant. Mais on n'intervient pas sur la cause, très peu, qui est l'homme violent. Et ça, je pense que la justice, il faut qu'elle se redresse et qu'elle s'occupe d'envoyer ces hommes-là en thérapie. Il n'y a pas d'autre parcours, pas d'autre chemin que de prévenir ces féminicides-là et d'ordonner à ces hommes-là de suivre une thérapie pour contrôler leurs comportements violents.»
Il souligne aussi le manque d’investissements dans les centres de thérapie pour hommes, comparant la situation à l’Ontario.
M. Boisvenu insiste sur la nécessité d’actions préventives, de thérapies obligatoires et d’une mobilisation familiale pour enrayer ce fléau.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.
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