Des entreprises de textile sont dans le brouillard avec l'application de nouveaux tarifs de 50%: c'est le cas de Glorius, une entreprise Sherbrooke qui fait des complets pour des professionnels et joueurs de hockey.
Son propriétaire, Jean-François Bédard, estime que c'est l'imprévisibilité qui joue même si sa propre clientèle est généralement bien acquise, puisqu'il fait du sur mesure.
Il craint aussi une augmentation des frais d'exportation exponentielle et il envisage même d’aller livrer lui-même les complets qu'il vend.
«Il y a du monde qui doivent mal dormir présentement. Moi, je suis quand même chanceux. Honnêtement, comme je te le dis, dans mon secteur d'activité où je fais du custom tout just in time, c'est un peu plus facile de m'adapter à ça, mais Mais ça reste quand même un bon challenge.»
L’entreprise doit payer environ 750 dollars de taxes pour un vêtement valant 1500 dollars et estime plus que jamais que c'est l'achat local qui doit primer
Le fondateur de la boutique sherbrookoise souligne l’impact sur les délais, les coûts (jusqu’à 50 % de frais supplémentaires) et la difficulté d’accès au financement.
Il rappelle l’importance de l’achat local pour soutenir l’économie et l’emploi au Québec, tout en comparant la qualité et le prix des produits locaux à ceux d’importation.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.
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