L’Association des pédiatres du Québec tire la sonnette d’alarme concernant l’accès aux soins de santé pour les jeunes.
La santé des enfants se détériore, puisqu'ils attendent trop longtemps pour recevoir les soins requis par leur état de santé.
Les jeunes de 0 à 19 ans n’auraient représenté, en 2023, qu’à peine 9 % des dépenses hospitalières publiques selon les estimations de l’Institut canadien d’information sur la santé.
La Dre Marie-Claude Roy, pédiatre au CIUSSS de l’Estrie - CHUS et présidente de l’Association des pédiatres du Québec, souligne l’iniquité d’accès aux soins de santé pour les jeunes hors des grands centres, comme Montréal, Québec et Sherbrooke.
«On veut mettre la lumière nos enfants qui sont réellement malades, pas de façon très aiguë, avec une petite infection, mais qui ont des problèmes de santé chroniques. Ils n'ont pas accès aux mêmes standards de soins, aux mêmes tests, aux mêmes possibilités.»
Elle recommande au gouvernement élu le 5 octobre de prioriser les budgets pédiatriques.
Le modèle scandinave
Invité à réagir, Pierre Lavoie, cofondateur du Grand défi, plaide pour la reconnaissance du sport, du loisir et du plein air comme outils de prévention.
M. Lavoie cite des modèles scandinaves.
«Au Danemark, ils ont ressuscité leur système il y a 30 ans. Six millions d'habitants. La Suède, la Finlande, la Norvège. Ils ont rejeté leur système et aujourd'hui ils ont créé des pyramides parfaites. Donc, à la base, tout le monde bouge. Et bien entendu en haut. Qu'est-ce qui sort des champions olympiques? Qu'est-ce qu'ils font les champions olympiques?»
Il prévoit un retour sur investissement de 14 $ pour chaque 1 $ investi en prévention pour le gouvernement.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.