Qui soulève les questions touchant la justice et la sécurité publique dans la présente campagne électorale au Québec?
Personne, répond Pierre-Hugues Boisvenu, sénateur à la retraite et cofondateur de l’AFPA.
C’est silence radio malgré l’augmentation des féminicides et l’impact négatif de la réforme IVAC 2024 qui a privé 3000 victimes, majoritairement des femmes, d’indemnisation, fait-il remarquer.
«Que le Québec adopte, comme le fédéral le fait en 2015, une charte des droits des victimes, lesquelles droits seraient reconnus par le système de justice et que les victimes auraient le droit de faire des appels lorsque ces droits-là ne sont pas considérés. Puis un des droits fondamentaux, c'est le droit à la protection.»
Il dénonce aussi la loi C5 (2024) qui a fait passer les peines à domicile de 10 % à 40 % des cas, affaiblissant la protection des victimes.
M. Boisvenu appelle à l’adoption d’une charte des droits des victimes et de mesures technologiques de protection.