La décision du gouvernement du Québec de modifier les règles entourant l'utilisation des sommes destinées à l'encadrement des stages risque de décourager l'accueil des stagiaires.
Le ministère exige désormais qu'au moins 25 % de l'allocation prévue pour l'encadrement des stagiaires soit consacré à la formation des enseignantes et des enseignants associés.
Cette orientation soulève de nombreuses questions.
Selon David Raymond, président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie, cette mesure, annoncée sans consultation durant l’été 2023, risque de décourager les enseignants d’accueillir des stagiaires.
On pourrait alors aggraver la pénurie de relève.
L’offre de formation universitaire est insuffisante pour répondre à la demande, dit-il, invité lors de l’émission Que l’Estrie se lève. Les centres de services scolaires et la fédération syndicale partagent ces inquiétudes, ajoute M. Raymond.
Pourquoi avoir changé les règles?
«On se pose la même question? Il y a même un de nos centres de services, lorsqu'on en a discuté avec eux, qui ont eu le réflexe de dire: “pourquoi changer quelque chose qui fonctionne?”»
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.