La représentation féminine à la télévision depuis le mouvement #MeToo est en recul.
Anne-Sophie Gravel, autrice et analyste socioculturelle, le souligne dans un nouveau livre intitulé La télévision à l’ère #MeToo.
Le recul est perceptible au Québec et aux États-Unis, selon des statistiques d’organismes qui compilent des données à ce sujet.
Mme Gravel explique que la télévision, par son influence quotidienne, joue un rôle politique majeur dans la perception des genres.
Elle plaide pour une parité réelle à l’écran, où les femmes auraient des rôles complexes et influents, comme illustré dans son livre.
«Il y a des instituts qui s'occupent chaque année de compiler les statistiques de femmes réalisatrices, de femmes scénaristes et de personnages principaux aussi. Donc, autant aux États-Unis que, par exemple, avec des organismes comme l'Institut de recherche Gina Davis, qui compile régulièrement qu'au Québec, avec des données, par exemple, de réalisatrices équitables, on voit qu'il y a un recul depuis 2020. Oui, c'est ça. Donc, c'est autant au Québec qu'aux États-Unis.»