Selon deux sources haut placées du gouvernement québécois, l’ambassade américaine à Ottawa aurait contacté le gouvernement de Christine Fréchette au cours des derniers mois afin de négocier directement avec Québec une baisse de certains tarifs douaniers, notamment sur l'aluminium, court-circuitant ainsi le gouvernement fédéral de Mark Carney.
Face à ces révélations, la première ministre Christine Fréchette a réagi publiquement en évoquant des risques d'ingérence étrangère dans l'élection québécoise et en affirmant sa volonté de faire toute la lumière sur cette affaire.
Christine Fréchette était-elle réellement ignorante de ces contacts sous-ministériels ou cherche-t-elle à faire diversion et à tirer un avantage politique de la situation en pleine campagne électorale?
Écoutez l'édito de Nathalie Normandeau à ce sujet, vendredi à La commission avec Luc Ferrandez.
«T'es première ministre en plein conflit commercial, l'ambassade américaine à Ottawa contacte deux sources haut placées au gouvernement, puis toi, t'es première ministre puis t'es pas au courant de la situation ? C'est bizarre.»