À la suite des résultats électoraux créant de fortes distorsions — notamment la CAQ qui n'obtient aucun siège malgré 13 % des voix, et le Parti québécois qui forme un gouvernement minoritaire avec seulement 28 % des suffrages —, la question de la réforme du mode de scrutin est de retour au cœur des débats.
Invité à réagir, Julien Verville, professeur de sciences politiques au Collège Ahuntsic, rappelle que bien que trois partis sur quatre appuyant la réforme cumulent une majorité des voix (61 %) et des sièges (69 %), la réussite d'un tel projet dépend avant tout de la volonté politique du gouvernement.
Écoutez Julien Verville, professeur de sciences politiques au Collège Ahuntsic, expliquer le tout, jeudi midi à La commission.
Il explique que le modèle faisant le plus consensus au Québec est le scrutin mixte compensatoire: les électeurs voteraient une première fois pour un député local et une seconde fois pour une liste régionale de parti.
Ce système permet de mettre fin aux monopoles régionaux et d'assurer une représentation aux partis ayant des appuis significatifs dans une région.